Les sans abris ont tendance à se regrouper dans les gares, ce qui ne facilite pas toujours l'accueil des voyageurs. Il n'empêche que la SNCB-Holding tient à mieux les connaître et à formuler une réponse au problème qui soit respectueuse de l'ensemble des utilisateurs de la gare, tout en mettant l'accent sur une certaine forme de civisme. La solution doit aller au-delà d'une simple ouverture des gares en période de grands froids.
C'est pourquoi le projet “Homeless People in European Stations” arrive à point nommé. Sept pays se sont mis à la recherche d'une solution à la problématique des sans abris et la Belgique a été invitée à prendre les devants. A partir du 20 avril, une enquête sera menée à Bruxelles-Central pour aboutir à un plan de travail. Il est également désigné une personne de référence. Elle sera chargée de la coordination, de l'organisation des services de secours et de la sensibilisation du public et du personnel de gare vis-à-vis des personnes en difficultés.
Une équipe internationale apporte son soutien à l'ensemble du projet et veille à l'échange d'informations et de bonnes pratiques entre les pays participants. En Belgique, c'est la sociologue Pascale Mistiaen qui dirige le travail d'enquête, en collaboration avec
La Strada, l'organisation faîtière regroupant toutes les organisations qui s'occupent de personnes à la dérive à Bruxelles.
“Les sans abris se heurtent souvent à l’indifférence ou sont perçus comme des gens de moindre valeur. Car nous n’aimons guère être confrontés à cette forme choquante de misère. Mais ce n'est pas en adoptant une attitude de rejet que nous parviendrons à combattre cette forme de pauvreté. Si nous participons à ce projet, c'est pour pouvoir mieux cerner ce phénomène, dans l'un des lieux où on le rencontre souvent ” déclare Philippe Courard, secrétaire d'Etat à l’Intégration sociale.